lundi 4 janvier 2010

ALBERT CAMUS UNE VIE, UNE OEUVRE

ELOGE DE LA RAISON



"Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse."


Albert Camus naît le 7 novembre 1913 à Mondovi en Algérie française et meurt le 4 janvier 1960 à Villeblevin dans l'Yonne à la suite d'un accident de voiture. Philosophe et dramaturge, mais aussi homme de théâtre, il écrit aussi bien des romans que des pièces et des essais. Sa trilogie sur l'absurde réunissant "Le mythe de Sisyphe", "L'Etranger" et "Caligula", réaffirme que "la fin ne justifie pas les moyens". Homme souvent perçu comme moralisateur, il assurera qu'entre la justice d’un acte terroriste et sa mère qui risquerait d’être frappée, il préférera toujours sauver sa mère. Une phrase qui ne manquera pas de faire couler beaucoup d'encre, et qui illustrera toute l'attachement qu'il voue à l'humanisme : "Je ne puis comprendre qu'en termes humains", écrit-il. Engagé politiquement, il est journaliste pour l'Alger Républicain et dénonce les contradictions auxquelles fait face le colonialisme. En 1943, il entre dans la résistance en prenant la direction du journal Combat dans lequel Jean-Paul Sartre, Raymond Aron et André Malraux écriront. Ses divergences avec Sartre sont devenues célèbres, elles portent essentiellement sur le sens juste de la révolte et de la Révolution. En 1957, il obtient le prix Nobel de littérature pour l'ensemble de son œuvre et fait un discours remarqué.

Discours d'Albert Camus à Stockholm le 10 décembre 1957 :


Je ne puis vivre personnellement sans mon art. Mais je n'ai jamais placé cet art au-dessus de tout. S'il m'est nécessaire au contraire, c'est qu'il ne se sépare de personne et me permet de vivre, tel que je suis, au niveau de tous. L'art n'est pas à mes yeux une réjouissance solitaire. Il est un moyen d'émouvoir le plus grand nombre d'hommes en leur offrant une image privilégiée des souffrances et des joies communes. Il oblige donc l'artiste à ne pas s'isoler; il le soumet à la vérité la plus humble et la plus universelle. Et celui qui, souvent, a choisi son destin d'artiste parce qu'il se sentait différent apprend bien vite qu'il ne nourrira son art, et sa différence, qu'en avouant sa ressemblance avec tous. L'artiste se forge dans cet aller-retour perpétuel de lui aux autres, à mi-chemin de la beauté dont il ne peut se passer et de la communauté à laquelle il ne peut s'arracher. C'est pourquoi les vrais artistes ne méprisent rien; ils s'obligent à comprendre au lieu de juger. Et, s'ils ont un parti à prendre en ce monde, ce ne peut être que celui d'une société où, selon le grand mot de Nietzsche, ne régnera plus le juge, mais le créateur, qu'il soit travailleur ou intellectuel.
Le rôle de l'écrivain, du même coup, ne se sépare pas de devoirs difficiles. Par définition, il ne peut se mettre aujourd'hui au service de ceux qui font l'histoire : il est au service de ceux qui la subissent. Ou, sinon, le voici seul et privé de son art. Toutes les armées de la tyrannie avec leurs millions d'hommes ne l'enlèveront pas à la solitude, même et surtout s'il consent à prendre leur pas. Mais le silence d'un prisonnier inconnu, abandonné aux humiliations à l'autre bout du monde, suffit à retirer l'écrivain de l'exil, chaque fois, du moins, qu'il parvient, au milieu des privilèges de la liberté, à ne pas oublier ce silence et à le faire retentir par les moyens de l'art.
Aucun de nous n'est assez grand pour une pareille vocation. Mais, dans toutes les circonstances de sa vie, obscur ou provisoirement célèbre, jeté dans les fers de la tyrannie ou libre pour un temps de s'exprimer, l'écrivain peut retrouver le sentiment d'une communauté vivante qui le justifiera, à la seule condition qu'il accepte, autant qu'il peut, les deux charges qui font la grandeur de son métier : le service de la vérité et celui de la liberté. Puisque sa vocation est de réunir le plus grand nombre d'hommes possible, elle ne peut s'accommoder du mensonge et de la servitude qui, là où ils régnent, font proliférer les solitudes. Quelles que soient nos infirmités personnelles, la noblesse de notre métier s'enracinera toujours dans deux engagements difficiles à maintenir - le refus de mentir sur ce que l'on sait et la résistance à l'oppression.
Pendant plus de vingt ans d'une histoire démentielle, perdu sans secours, comme tous les hommes de mon âge, dans les convulsions du temps, j'ai été soutenu ainsi par le sentiment obscur qu'écrire était aujourd'hui un honneur, parce que cet acte obligeait, et obligeait à ne pas écrire seulement. Il m'obligeait particulièrement à porter, tel que j'étais et selon mes forces, avec tous ceux qui vivaient la même histoire, le malheur et l'espérance que nous partagions. Ces hommes, nés au début de la Première Guerre mondiale, qui ont eu vingt ans au moment où s'installaient à la fois le pouvoir hitlérien et les premiers procès révolutionnaires, qui ont été confrontés ensuite, pour parfaire leur éducation, à la guerre d'Espagne, à la Seconde Guerre mondiale, à l'univers concentrationnaire, à l'Europe de la torture et des prisons, doivent aujourd'hui élever leurs fils et leurs oeuvres dans un monde menacé de destruction nucléaire. Personne, je suppose, ne peut leur demander d'être optimistes. Et je suis même d'avis que nous devons comprendre, sans cesser de lutter contre eux, l'erreur de ceux qui, par une surenchère de désespoir, ont revendiqué le droit au déshonneur, et se sont rués dans les nihilismes de l'époque. Mais il reste que la plupart d'entre nous, dans mon pays et en Europe, ont refusé ce nihilisme et se sont mis à la recherche d'une légitimité. Il leur a fallu se forger un art de vivre par temps de catastrophe, pour naître une seconde fois, et lutter ensuite, à visage découvert, contre l'instinct de mort à l'oeuvre dans notre histoire.
Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu'elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. Héritière d'une histoire corrompue où se mêlent les révolutions déchues, les techniques devenues folles, les dieux morts et les idéologies exténuées, où de médiocres pouvoirs peuvent aujourd'hui tout détruire mais ne savent plus convaincre, où l'intelligence s'est abaissée jusqu'à se faire la servante de la haine et de l'oppression, cette génération a dû, en elle-même et autour d'elle, restaurer à partir de ses seules négations un peu de ce qui fait la dignité de vivre et de mourir. Devant un monde menacé de désintégration, où nos grands inquisiteurs risquent d'établir pour toujours les royaumes de la mort, elle sait qu'elle devrait, dans une sorte de course folle contre la montre, restaurer entre les nations une paix qui ne soit pas celle de la servitude, réconcilier à nouveau travail et culture, et refaire avec tous les hommes une arche d'alliance. Il n'est pas sûr qu'elle puisse jamais accomplir cette tâche immense, mais il est sûr que, partout dans le monde, elle tient déjà son double pari de vérité et de liberté, et, à l'occasion, sait mourir sans haine pour lui. C'est elle qui mérite d'être saluée et encouragée partout où elle se trouve, et surtout là où elle se sacrifie. C'est sur elle, en tout cas, que, certain de votre accord profond, je voudrais reporter l'honneur que vous venez de me faire.
Du même coup, après avoir dit la noblesse du métier d'écrire, j'aurais remis l'écrivain à sa vraie place, n'ayant d'autres titres que ceux qu'il partage avec ses compagnons de lutte, vulnérable mais entêté, injuste et passionné de justice, construisant son oeuvre sans honte ni orgueil à la vue de tous, toujours partagé entre la douleur et la beauté, et voué enfin à tirer de son être double les créations qu'il essaie obstinément d'édifier dans le mouvement destructeur de l'histoire. Qui, après cela, pourrait attendre de lui des solutions toutes faites et de belles morales ? La vérité est mystérieuse, fuyante, toujours à conquérir. La liberté est dangereuse, dure à vivre autant qu'exaltante. Nous devons marcher vers ces deux buts, péniblement, mais résolument, certains d'avance de nos défaillances sur un si long chemin. Quel écrivain dès lors oserait, dans la bonne conscience, se faire prêcheur de vertu ? Quant à moi, il me faut dire une fois de plus que je ne suis rien de tout cela. Je n'ai jamais pu renoncer à la lumière, au bonheur d'être, à la vie libre où j'ai grandi. Mais bien que cette nostalgie explique beaucoup de mes erreurs et de mes fautes, elle m'a aidé sans doute à mieux comprendre mon métier, elle m'aide encore à me tenir, aveuglément, auprès de tous ces hommes silencieux qui ne supportent dans le monde la vie qui leur est faite que par le souvenir ou le retour de brefs et libres bonheurs. Ramené ainsi à ce que je suis réellement, à mes limites, à mes dettes, comme à ma foi difficile, je me sens plus libre de vous montrer, pour finir, l'étendue et la générosité de la distinction que vous venez de m'accorder, plus libre de vous dire aussi que je voudrais la recevoir comme un hommage rendu à tous ceux qui, partageant le même combat, n'en ont reçu aucun privilège, mais ont connu au contraire malheur et persécution. Il me restera alors à vous en remercier, du fond du coeur, et à vous faire publiquement, en témoignage personnel de gratitude, la même et ancienne promesse de fidélité que chaque artiste vrai, chaque jour, se fait à lui-même, dans le silence.

dimanche 13 décembre 2009

UN COMBAT

FRANTZ FANON ET LE MONDE COLONIAL





"La première chose que l’indigène apprend, c’est à rester à sa place, à ne pas dépasser les limites ; c’est pourquoi les rêves de l’indigène sont des rêves musculaires, des rêves d’action, des rêves agressifs. Je rêve que je saute, que je nage, que je cours, que je grimpe. Je rêve que j’éclate de rire, que je franchis le fleuve d’une enjambée, que je suis poursuivi par une meute de voitures qui ne me rattrapent jamais. Pendant la colonisation, le colonisé n’arrête pas de se libérer entre neuf heures du soir et six heures du matin. Cette agressivité sédimentée dans ses muscles, le colonisé va d’abord la manifester contre les siens. C’est la période où les nègres se bouffent entre eux et où les policiers, les juges d’instruction ne savent plus où donner de la tête devant l’étonnante criminalité nord-africaine."


Frantz Fanon, nait le 20 juillet 1925 à Fort-de-France (Martinique) et décéde le 6 décembre 1961 à Washington (Etats-Unis d'Amérique). Psychiatre et essayiste martiniquais, il est l'un des fondateurs du courant de pensée tiers-mondiste. Penseur très engagé, il a cherché à analyser les conséquences psychologiques de la colonisation à la fois sur le colon et le sur le colonisé. Dans ses livres les plus connus, il analyse le processus de décolonisation sous les angles sociologique, philosophique et psychiatrique mais il a également écrit des articles importants dans sa discipline : la psychiatrie.

Dans son approche clinique de la période coloniale, il remet en cause le concept de "complexe de Prospero" fondé par le psychanalyste Octave Mannoni, du nom d'un personnage de Shakespeare dans "La tempête". Il s'agit de ce qu'il nomme dans son livre "Psychologie de la colonisation" comme étant "l'ensemble des dispositions névrotiques inconscientes qui dessinent tout à la fois la figure du paternalisme colonial et le portrait du raciste dont la fille a été l'objet d'une tentative de viol (imaginaire) de la part d'un être inférieur". Ce "complexe de Prospero" serait issu de ce qui manque au colon. C'est-à-dire le monde des autres, celui qu'il a quitté pour la tentation d'un monde sans hommes. Le monde colonial n'étant que le compromis de cet imaginaire avec la réalité. Fanon ne peut pas suivre cette analyse compte tenu de la position d'extériorité au colon qu'il adopte. Paradoxalement lui qui est psychiatre, réfute l'analyse psychologique du colon qu'il définit strictement comme quelqu'un qui vient s'enrichir.


jeudi 10 décembre 2009

PERSEPOLIS

MARJANE SATRAPI REALISE UN LONG METRAGE D'ANIMATION CHARGE DE SYMBOLES







L’histoire commence en 1979, peu avant la Révolution islamique iranienne. L’héroïne, Marjane, est une petite fille de huit ans, issue d’une famille à tendance progressiste. Par son grand-père maternel (qui fut Premier ministre de l'Iran sous Reza Pahlavi), elle est l'arrière petite-fille du dernier Chah de la dynastie des Kadjars, Ahmad Chah Qajar. Nous sommes le 11 février, le Chah vient d'être renversé et l'Iran est en effervescence. Les choses prennent cependant une tournure inattendue, la foule n'est plus si libre qu'elle le croit... Alors que ses parents manifestent dans les rues contre l'arrivée au pouvoir des islamistes, Marjane évolue dans un univers très politisé et militant. Elle a dix ans lorsque le port du foulard devient obligatoire à l’école, en 1980, et cette nouveauté n'est pas sans éveiller chez elle de nombreux questionnements. Très croyante, elle projette de devenir prophète ; elle finit néanmoins par s'éloigner de celui qu'elle appelle son « ami », révoltée par les injustices grandissantes.

La bande dessinée a donné lieu à la production d’un long métrage d’animation, Persepolis, réalisé par Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud et sorti en France en 2007. Ce film obtient le prix du jury du Festival de Cannes 2007. Aux Césars 2008, il obtient celui du meilleur premier film ainsi que celui de la meilleure adaptation.





Pour aller plus loin :
Lien vers le site Persepolis

samedi 28 novembre 2009

VOILE INTEGRAL ET CITOYENNETE

TRAVAUX DE LA "MISSION D'INFORMATION SUR LA PRATIQUE DU PORT DU VOILE INTEGRAL SUR LE TERRITOIRE NATIONAL"









La mission d'information a pour objectif d'établir un état des lieux de la pratique du port du voile intégral en France en s'attachant à comprendre les origines de ce phénomène, son ampleur et son évolution.

La mission d'information portera également son attention sur les conséquences concrètes dans la vie sociale de cette pratique du port du voile intégral, ainsi que son articulation avec les principes de la République française et, en particulier, celui de la liberté et de la dignité des femmes.


Liste des auditions :

- M. Brice Hortefeux, ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités locales
- M. Xavier Darcos, ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville

- M. Eric Besson, ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire

- M. Bertrand Louvel, président de chambre, et Mme Cécile Petit, premier avocat général à la Cour de cassation
-
M. Antoine Sfeir, journaliste, directeur des Cahiers de l'Orient
-
Table ronde d’historiens et d’anthropologues autour du corps et du visage
- Mme Nadeije Laneyrie
- Dagem, professeur d’histoire de l’art moderne à l’École normale supérieur (ENS-Ulm)
- Mme Nilüfer Gole, directrice d’études à l’École des hautes études en sciences sociales
- M. Jean-Jacques Courtine, professeur d’anthropologie à l’Université Paris Sorbonne nouvelle
- Représentants d’associations
- Elus locaux
- Représentants d’associations musulmanes
- M. Tariq Ramadan
- M. Jean-Pierre Marguénaud, professeur de droit privé à l’Université de Limoges
- M. Pascal Hilout, de l’association Riposte laïque
- M. Bertrand Mathieu, professeur de droit public à l’université de Paris I
-
M. Guy Carcassonne, professeur de droit public à l’université de Pais X
-
Mme Anne Levade, professeur de droit public à l’université Paris XII
-
M. Benjamin Stora, historien
-
M. Patrick Gaubert, président de la LICRA, président du Haut Conseil à l’Intégration
-
M. Henri Pena-Ruiz, philosophe, spécialiste de la laïcité
-
Mme Caroline Fourest, journaliste et sociologue
-
Représentants des obédiences maçonniques
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M. Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris
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Mme Ismahane Chouder et Mme Monique Crinon, du Collectif des féministes pour l’égalité
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M. Jean Bauberot, titulaire de la chaire d’histoire et sociologie de la laïcité à l’école pratique des hautes études
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M. Farhad Khosrokhavar, directeur d’études à l’école des hautes études en sciences sociales
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M. Jean-Michel Ducomte, président de la Ligue de l’enseignement
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M. Mohammed Maoussaoui, président, accompagné d’une délégation du Conseil français du culte musulman
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M. Denys de Béchillon, professeur de droit public à l’université de Pau, membre du club des juristes
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M. Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l’homme, M. Michel Tubiana, président d’honneur et Mme Françoise Dumont, vice présidente
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M. Mahmoud Doua, enseignant en anthropologie du monde arabo-musulman à l’Université Bordeaux III
- M. Rémi Schwartz, Conseiller d’Etat, rapporteur de la commission de réflexion sur l’application du principe de laïcité dans la République, présidée par M. Bernard Stasi
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Association Ville et Banlieue de France
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Mme Gisèle Halimi, Présidente de l'association "Choisir la cause des femmes"
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M. André Rossinot, maire de Nancy, auteur du rapport "La laïcité dans les services publics"
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Mme Sihem Habchi, présidente de l'association "Ni putes ni soumises"
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Mme Élisabeth Badinter, philosophe
- Table ronde avec des associations de défense des droits des femmes (Coordination française pour le Lobby européen des femmes ; Fédération nationale solidarité femmes ; Femmes solidaires ; Ligue du Droit International des Femmes ; Mouvement français pour le planning familial ; Paroles de femmes ; Regards de femmes)
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Audition de représentants de l’Association des Maires de France
-
Mme Dounia Bouzar, anthropologue
-
M. Abdennour Bidar, philosophe


Pour aller plus loin :
Lire la composition de la mission
Lire les comptes rendus des travaux de la mission
Lire le rapport d'information enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 26 janvier 2010

samedi 21 novembre 2009

QUIZ "CITOYENNETE"


Vous souhaitez vérifier vos acquis tout en vous amusant ? Ce Quiz de dix questions portant essentiellement sur les rubriques du blog MCA, est fait pour vous. Amusez-vous avec ce premier volet basé sur la Citoyenneté.



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